Ce qui manque aux pharmacies en ligne

La plus part des pharmaciens que je rencontre continuent d’avoir le souhait d’investir dans une pharmacie en ligne, afin de pouvoir capitaliser sur un outil informatique qui valorisera de manière globale leur officine.

Tous souhaitent se lancer dans l’aventure afin de ne pas rester en dehors de la réalité du marché qu’est Internet, et tous essayent de comprendre comment gagner de nouvelles part de marché, en donnant une visibilité supplémentaire à leur sélection de gamme et offre produit.

Depuis 2005, je travaille dans l’univers de la santé d’une manière générale (initialement pour un laboratoire pharmaceutique, puis dans le domaine de la parapharmacie, puis pour une grande enseigne de vente de matériel médical et enfin pour des pharmacies en ligne), et j’ai souhaité oeuvrer sur Internet pour permettre aux consommateurs d’accéder à une offre produit plus large, à des prix plus compétitifs, et en se faisant livrer rapidement à domicile.

Le plus gros frein à la consommation, pour des sites de vente en ligne d’une façon générale, c’est la livraison.

Dans le domaine de la santé, quoi de plus frustrant que de vouloir par exemple, acheter du Doliprane à un très bon prix, mais de ne pouvoir en disposer que quelques jours plus tard, le temps que le service de livraison vous fasse parvenir votre commande ? Si vous avez mal à la tête et que vous n’avez plus de paracétamol ou d’aspirine, vous n’allez pas attendre 2 jours, voire même 24h (pour les sites les mieux organisés) pour vous soigner. Vous prenez votre véhicule, ou vous envoyez un de vos proches passer à la pharmacie du coin et vous récupérez ce dont vous avez besoin pour vous remettre sur pied.

Les consommateurs sur les sites de vente de produit de parapharmacie font leurs achats comme s’ils achetaient un produit de consommation courante. Si la crème de soin ou la masse à raser arrive sous quelques jours mais qu’elle a été achetée au bon prix, cela ne freine que rarement le consommateur de savoir qu’il ne sera livré que le lendemain de son passage de commande.

Pour l’achat de médicaments sur Internet, nous nous apercevons qu’une majorité des clients préparent leurs commandes pour les semaines ou les mois à venir, mais pas pour une utilisation immédiate des médicaments.

Ce qu’avait sans doute espéré pouvoir mettre en place l’enseigne 1001Pharmacie, c’est de donner l’opportunité aux consommateurs de procéder à leurs achats sur une place de marché, pour ensuite retirer ou se faire livrer par une pharmacie locale et adhérente au réseau de 1001Pharmacie, leurs médicaments au meilleur prix. Une sorte de Drive de la pharmacie.

Mais un tel projet en 2013 semble très difficile à mettre sur pied. Pas tant à cause de la réglementation française, qui pourrait (peut être) s’assouplir sur certains aspects, mais parce qu’a l’heure actuelle il n’existe aucune harmonisation des systèmes informatiques dans les pharmacies. Entre PharmaGest, WinPharma, pour ne citer que ces 2 solutions du marché (il en existe une multitude d’autres), il n’est pas aisé de faire de l’échange ou de l’extraction de données. Pas de services Web (outil de communication autorisant l’échange de données entre applications et/ou des systèmes informatiques hétérogènes), aucune ouverture avec leur base de données. 

Ce service Drive de la pharmacie serait complexe à mettre en place du fait de la visibilité et de la rétrocession qui devrait être à gérer entre les pharmacies d’un même réseau. Mais ce sujet fera l’objet d’un prochain article j’y reviendrai plus longuement.

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