5 ans depuis l’accès libre aux médicaments

Bien qu’un nombre important de pharmaciens s’étonnent encore de l’arrivée massive de sites Internet ayant pour vocation la vente de médicaments en libre accès, vous ne trouverez chez ces contestataires que très peu de personnes qui remettent en cause l’accès libre aux médicaments dans leurs officines.

Car bien évidemment, qui dit libre d’accès dit aussi que le pharmacien, dans de très nombreux cas, ne va pas vous poser la moindre question avant de vous accorder le droit d’accéder aux fameux OTC (Over The Counter c’est à dire devant le comptoir et ne nécessitant aucune ordonnance ou prescription médicale particulière).

Cinq ans que des médicaments sont accès libres

D’après une étude récente réalisée par l’AFIPA (L’Association Française de l’Industrie Pharmaceutique pour une Automédication responsable) il y a déjà près de 4 personnes sur 10 qui ont recours régulièrement aux médicaments qui sont donc accessibles devant le comptoir. C’est près de 2 fois plus en l’espace d’un an d’après cette même étude.

Très peu de pharmaciens pensaient alors en 2008 que le rayon libre accès serait près de 5 ans plus tard présent dans 3/4 des pharmacies françaises,  70% pour être exact.

Une grande majorité des pharmaciens rejetaient l’idée même du libre accès et les consommateurs eux mêmes ne sachant trop à quoi allait correspondre cette forme d’automédication, restaient pour le moins dubitatif. Certains y ont cru, j’y ai cru, et il était clair que la mesure allait contribuer positivement à l’évolution du comportement des Français en matière de soins, que cela soit en pharmacie traditionnelle, ou sur Internet.

Alors bien évidemment, il y a ceux qui ont boudé le changement, mais finalement, tout le monde s’y est mis ou finira pas s’y mettre. Car même si le conseil en officine est toujours utile et je dirai même, plus que nécessaire, on voit bien que les jeunes sollicitent moins leurs médecins pour finalement s’adresser directement aux pharmaciens. Par soucis de faire des économies sans doute (une visite chez un médecin pratiquant les dépassements d’honoraires n’est pas si rare), par soucis d’être plus rapide (on attend toujours un peu moins chez un pharmacien qui prend le temps d’écouter et de donner des conseils), et par commodité (on voit un spécialiste santé plutôt que deux).

La régulation par l’éducation

L’automédication, c’est comme l’éducation en général, ça fini pas rentrer à force de bachoter.

La fameuse enquête citée plus haut a permis de démontrer que 9 personnes sur 10 savent très bien à quoi correspond le médicament qu’ils viennent d’acheter en libre accès. Et finalement le spectre du surdosage que l’on nous promettait est resté dans son coin, sans finalement plus inquiéter grand monde. Y compris sur Internet.

Quoique sur ce dernier point, Internet donc, les choses pourraient encore changer, on ne sait toujours pas trop sur quel pied danser avec la vente de médicaments dans une  pharmacie en ligne comme LaSante.net car des garde-fous ont été mis en place, la fameuse charte du Ministère de la Santé n’ayant toujours pas vu le jour.

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