L’affaire opposant Pierre Fabre Dermo-Cosmétique (Avène, Ducray, A-Derma, Pierre Fabre Dermatologie, Dermo-Pharmacie mais aussi Galénic, Klorane ou encore René Furterer), à l’Autorité de concurrence (ex-Conseil de la concurrence) était jugée en appel le 29 octobre dernier.
Le laboratoire a été mis en cause car il refuse de vendre ses gammes dermo-cosmétiques sur des sites Internet comme MonGuideSanté. En première instance, le jugement lui donnait obligation d’alimenter ces sites de vente en ligne. Il était en outre condamné à 17 000 euros d’amende. Pierre-Fabre a fait appel de cette décision du Conseil de la concurrence le 29 octobre 2008.
En février 2009, la Cour d’appel de Paris lui donnait un sursis à exécution des injonctions prononcées par le Conseil. Seul acteur de la dermo-cosmétologie à refuser ces ventes en ligne, le laboratoire défend bec et ongle l’idée de la présence physique d’un docteur en pharmacie pour conseiller ses gammes. La belle idée que voila.
Dans son arrêt, la Cour d’appel de Paris reconnaît le bien fondé de l’argumentation de Pierre Fabre. Elle a donc saisi la Cour de Justice des Communautés Européennes, qui doit déterminer si le fait de ne pas vendre ces produits sur Internet constitue effectivement une entorse à la concurrence.
Le fabricant de produits de parapharmacie Pierre Fabre doit autoriser la vente de ses produits sur internet par ses distributeurs agréés pour permettre aux consommateurs de comparer les prix et de bénéficier de services supplémentaire. Car sur Internet la notion de conseil existe, et a été développé dans la vente de produits de dermo-cosmétiques dès 2005 avec le site MonGuideSanté.
Il serait temps d’avoir une vision moins préhistorique de l’Internet Monsieur Fabre. Et de laisser la nouvelle génération préserver votre image sur Internet plutôt que de vous convaincre que vous aurez gain de cause auprès des grandes instances Européennes.